Costa Rica
Atterrissage à Libéria, deuxième ville du Costa Rica, petit pays perdu entre le Nicaragua et le Panamá. Ce que je vois par le hublot de l’avion est indescriptible parce que tellement inconnu. Donc cette chose verte qui ressemble à une montagne mais qui fume, c’est un volcan. Et ce qui fait bizzz à mes oreilles, et qui à la taille de mon doigt, c’est un moustique.
La chaleur me coupe le souffle presque autant que la beauté de ce que je découvre au fil des jours. Sensation étrange d’être dans un lieu qui me ressemble. Il y a de la musique, partout. La musique venant des maisons toujours ouvertes, des bars ou des rares voitures qui défilent dans la ville. La musique des singes hurleurs qui sautent d’un arbre à un autre, et de temps en temps sur l’épaule. Celle des perroquets, des oiseaux, des rivières. La ville est toujours en ébullition, la marchands de fruits hurlent le prix. 150 colons pour une noix de coco dont on boit le jus, parce que l’eau n’est pas toujours potable. En euros, c’est l’équivalent de 20 centimes. Quatre euros pour un plat typique, riz, haricots rouges et poisson.
Un doux mélange de plages idylliques, de forêts tropicales, de décors incroyables. Une cruelle alliance entre la richesse de la faune et la flore et la pauvreté des Ticos. Ces gens simples, qui donnent plus que ce qu’ils ont. Difficile de dire non à des enfants qui demande juste quelque chose à manger. Difficile de fermer les yeux sur ces bidons villes et ces gens qui n’ont pas plus qu’une table en plastique et leurs sourires pour survivre.
Le Costa Rica est un pays pauvre qui vit en grande partie de l’éco-tourisme. Ce que vous verrez en vacances, ce sont des plages paradisiaques qui s’étendent sur des kilomètres de long, des hôtels pas cher tout confort, et une population admirable. Ce que vous découvrirez si vous vous mêlez à la vie costaricaine, c’est une culture hors du commun et des traditions étonnantes.
Coralie Bondietti