Travail et banlieues : un mélange impossible?

Posted in politique on December 25, 2007 by coraliebondietti

CDD sur CDD, chômage prolongé, discrimination, manque de poste, les habitants de la cité des Moulins sont fatigués.

Stéréotype ou réalité?blog1.jpgblog1.jpgblog1.jpg

Lutter contre le chômage, possibilité de reconversion, égalité des chances. C’est, à chaque campagne électorale, le mot d’ordre des hommes politiques. Les promesses, toujours plus mirifiques les unes que les autres, ne restent que des promesses. La discrimination et le racisme ne sont pas que des clichés. Le délit de sale gueule, élargi à l’adresse sur le CV, existe vraiment. Trouver un emploi lorsqu’on s’appelle Nordine et qu’on habite dans la cité des Moulins à Nice-Ouest,  c’est vite décourageant. Tout commence aux ASSEDIC. Il faut déj présenter un passeport ou une carte de séjour et une attestation de chômage. Ce sont les ASSEDIC qui dirigent ensuite vers l’ANPE. Dans le quartier, il y en a deux. En réalité, une seule s’occupe réellement des habitants de la cité. Elle propose du travail dans le bâtiment, la grande distribution, le transport et le commerce de gros. Juste de la main d’œuvre donc. Bien sur, les demandeurs d’emploi peuvent toujours, s’ils en ont les moyens, se déplacer en centre ville, une heure en bus, pour des postes dans l’éducation, la santé, la restauration ou l’administration. Il faut le savoir, « l’ANPE n’est pas là pour donner des explications ». Quand un homme demande de l’aide à l’accueil sur un papier qu’il n’a pas compris, on lui fait vite comprendre qu’ici on ne fait pas de cas par cas. Il ressort démoralisé, son papier à la main, resté sans explication. Pourtant, une conseillère ne voit pas le problème : « les gens, s’ils veulent vraiment du boulot, ils en trouvent. Habiter dans le 16ème ou ici, je vois pas ce que ça change. » Vraiment ? De toute façon, ils n’ont pas le droit de parler. Une jeune femme sort tout juste de l’agence pour l’emploi. Elle s’appelle Priscille et, depuis 2005, est sans emploi. Deux à trois fois par semaine, elle se rend à l’ANPE : « c’est dur, ils ne me proposent jamais rien. Jje suis prête à faire n’importe quel travail. Je veux pas dire que la couleur de peau ou sur l’endroit où on vit change quelque chose. Mais quand même je me pose beaucoup de questions. Et je le sais, les gens qui voient que je vis dans la cité, ils veulent pas de moi  ».

« C’est encore du racisme » 

Les jeunes sont les plus touchés. En bas des immeubles, ils sont tous là. Parlent fort, crient souvent, courent un peu partout. Un peu à l’écart, les grands frères et les plus âgés les regardent. Nabil a 35 ans. Il vit ici depuis presque 20 ans. Ici, ce n’est pas en France. Ici, c’est dans la cité : « on a tout, une boulangerie, une boucherie hallal, un tabac, un café. Ils font tout pour que ça soit accessible, mais on l’impression que c’est surtout pour pas qu’on en sorte. » Les jeunes, il les connaît, il les a vu grandir. Il y a quelques années, il voulait même monter une association, mais personne n’a appuyé son idée. Résultat, c’est tombé à l’eau. « Il faudrait une structure concrète, quelqu’un qui les écoute, les aide, parce que là ils sont perdus. Ils traînent toute la journée dehors, et certains tournent vraiment mal. » Nathan, 25 ans, n’a aucun diplôme. Il est lui aussi inscrit à l’ANPE. « Je veux pas faire comme mon père, à galérer toute ma vie dans le BTP. Mais bon, je sais que j’ai pas trop le choix. En attendant, je traîne avec les potes. De toute façon, l’ANPE, ils servent à rien. Avant, j’y allais presque tous les jours, et ils ne savent toujours pas qui je suis. » Khalid pense pareil : « J’ai appelé plusieurs fois pour du travail, mais dès qu’ils voient que t’habite aux moulins, ils te trouvent une excuse comme quoi ils ne cherchent personne. Quand ils entendent mon nom, c’est mort. C’est encore du racisme, même si c’est facile de dire ça. »  Toujours dans le quartier, à quelques minutes des HLM, une association, la Mission Locale, a été créée pour aider les jeunes de moins de 25 ans à trouver une formation : « on est là pour les écouter aussi. On leur donne des conseils, on essaie de voir ce qu’ils ont envie de faire ».  Kalid, Nathan, Jamel n’y sont jamais allés. Dans la cité, peu de jeunes connaissent vraiment l’association. Ceux qui en parlent le font d’un air sceptique : « je vois pas ce qu’ils peuvent faire pour nous. Des paroles, des promesses on en a déjà plein. De toute façon, on sait que rien ne changera. Les gens n’écoutent pas, sauf quand on brûle des voitures. C’est pas une vie ». A 15h30, un mercredi après-midi, le bureau est vide. Les employés se servent un café.

 

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                                                                                                                                                                                     Coralie Bondietti

Les deux visages de Nice

Posted in politique on December 10, 2007 by coraliebondietti

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Confrontation entre deux mondes : SOS Racisme 06 et Nissa Rebela, sous le joug des Jeunesses Identitaires de Nice.

Ils ont peur pour Nice, soutiennent le Ministère de l’Identité Nationale et les tests ADN. Pour eux Nicolas Sarkozy n’est pas assez à droite.

Ils luttent pour l’égalité entre tous, et toisent, démunis et accablés cette belle ville tenue par le bras armée de la droite. Pour eux, Nicolas Sarkozy est effrayant.

SOS Racisme 06 d’un côté et Nissa Rebela, parti politique FN, de l’autre, sont représentatifs du pugilat que Nice connaît. Depuis mai 2007, l’immigration devient LE sujet à la mode. Etonnant! A Nice, c’est aussi un sujet très controversé. Sa couleur politique l’explique. Pour SOS Racisme, la mobilisation continue, même si elle reste discrète : “On a vraiment du mal dans le PACA en général. On ne touche aucune subvention, c’est même pas la peine de demander. Toutes les lois contre l’immigration sont affligeantes et vraiment dramatiques. On est en guerre contre plusieurs associations, comme Nissa Rebela qui suit dangereusement les pas des Jeunesses. Pour eux, c’est peut-être un jeu, mais c’est bien plus grave ce qu’ils font” regrette Tijane, président de l’association. Malheureusement, non. Ni pour les Jeunesses, ni pour Nissa Rebela, il ne s’agit d’un jeu. C’est avec un grand sérieux qu’ils distribuent de la soupe au cochon pour empêcher les musulmans de manger. C’est avec un grand sérieux qu’ils font des “ratonades” dans les quartiers chaud de Nice. Jeu qui consiste à cogner sur un maximum de noirs et d’arabes. Et c’est avec un grand sérieux qu’ils considèrent l’immigration comme la faillite de la France et risque de causer la mort d’un pays si admirable. Pierre, de son faux nom, le confirme : “s’il n’y a pas un groupe comme nous, dans 20 ans, la France ça sera une république islamique. Tous ceux qui foutent la merde et qui renient ce pays, il faut les dégager. Et puis, de toute façon, c’est un secret pour personne, il n’y a qu’a regarder les faits divers dans Nice-Matin. C’est toujours Ahmed, Aziz ou Mamadou” Lui, il ne regrette qu’une chose, qu’ils ne soient pas plus nombreux pour pouvoir jouer un peu plus et s’attaquer à des quartiers tels que l’Ariane ou Les Moulins. Pierre, toujours de son faux nom, est membre de Nissa rebela depuis quelques années déjà et est en dernière année des Jeunesses (?) Il s’agit donc d’une école. Quel droit lui donnera le diplôme qu’il recevra peut-être en fin d’année?

En tout cas, la relève de Jean-Marie Le Pen est assurée, il n’a pas vraiment de soucis à se faire. Nous, oui!

PS: Comme lui, il y en a plus de 300 à Nice. Pour les rencontrer, RDV au stade du ray, côté Brigade Sud! Le sport n’est plus ce qu’il était… (coup de gueule personnel)

Coralie Bondietti (de mon vrai nom)

Costa Rica

Posted in D'ailleurs on December 8, 2007 by coraliebondietti

 Atterrissage à Libéria, deuxième ville du Costa Rica, petit pays perdu entre le Nicaragua et le Panamá. Ce que je vois par le hublot de l’avion est indescriptible parce que tellement inconnu. Donc cette chose verte qui ressemble à une montagne mais qui fume, c’est un volcan. Et ce qui fait bizzz à mes oreilles, et qui à la taille de mon doigt, c’est un moustique.

La chaleur me coupe le souffle presque autant que la beauté de ce que je découvre au fil des jours. Sensation étrange d’être dans un lieu qui me ressemble. Il y a de la musique, partout. La musique venant des maisons toujours ouvertes, des bars ou des rares voitures qui défilent dans la ville. La musique des singes hurleurs qui sautent d’un arbre à un autre, et de temps en temps sur l’épaule. Celle des perroquets, des oiseaux, des rivières. La ville est toujours en ébullition, la marchands de fruits hurlent le prix. 150 colons pour une noix de coco dont on boit le jus, parce que l’eau n’est pas toujours potable. En euros, c’est l’équivalent de 20 centimes. Quatre euros pour un plat typique, riz, haricots rouges et poisson.

Un doux mélange de plages idylliques, de forêts tropicales, de décors incroyables. Une cruelle alliance entre la richesse de la faune et la flore et la pauvreté des Ticos. Ces gens simples, qui donnent plus que ce qu’ils ont. Difficile de dire non à des enfants qui demande juste quelque chose à manger. Difficile de fermer les yeux sur ces bidons villes et ces gens qui n’ont pas plus qu’une table en plastique et leurs sourires pour survivre.

Le Costa Rica est un pays pauvre qui vit en grande partie de l’éco-tourisme. Ce que vous verrez en vacances, ce sont des plages paradisiaques qui s’étendent sur des kilomètres de long, des hôtels pas cher tout confort, et une population admirable. Ce que vous découvrirez si vous vous mêlez à la vie costaricaine, c’est une culture hors du commun et des traditions étonnantes.

 

Coralie Bondietti

Parler de moi : j’adore!

Posted in Moi par...moi on December 8, 2007 by coraliebondietti

Donc un autoportrait. Paraît-il pour que les internautes visitant mon blog puisse mieux me connaître. Même si, entre nous, ceux qui auront l’adresse de ce blog savent très bien qui je suis. Je vois vraiment pas l’intérêt. Alors, déjà, non je ne suis pas chiante. A peine un peu fatigante, et seulement de temps en temps. Je râle, comme tout le monde. Jamais pour rien. Ceux qui vous diront le contraire se trompent. Parce que oui, j’ai souvent raison. Voire toujours. Tout simplement parce que je suis quelqu’un d’assez intelligente. Sinon, je suis pas orgueilleuse. Plutôt modeste je dirais. Et puis douce, calme et discrête. Une vraie fille, quoi! Parcontre, j’ai de l’humour. Un humour bidonnant et désopilant. Je suis une fille hilarante, faut bien l’avouer. Enfin, dites-vous bien une chose, je ne suis pas une menteuse…

 

Entrez dans la danse !

Posted in ligne éditoriale on December 8, 2007 by coraliebondietti

Laissez-vous prendre…par le bras armé d’Internet! Laissez-le entrez en vous, parce que de toute façon vous ne pouvez rien y faire. C’est le grand méchant loup, celui-là. C’est une bête féroce que l’on ne peut combattre. Pourtant, ce n’est qu’une machine, ce n’est qu’un MODEM, ce n’est qu’un clavier, ce n’est qu’une toile, ce n’est qu’une connexion! Mais, sans cerveau. Où plutôt, si. Parce que forcément, il y a des hommes derrière tout ça. Des hommes qui contrôlent tout le système, qui n’en font qu’à leurs têtes. Qui sont de droite, de gauche.Ces hommes prennent le pouvoir, et ne sont pas prêt de le rendre.

Ces hommes, ce sont nous!

Moi, le pouvoir ne m’intéresse pas, mais j’y ai droit, donc je crache pas dessus. Un blog à mon image : capricieux, excessif, confus mais vrai.

 

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